Chapitre 5

Des fondements qui s’effritent

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La théorie de l’évolution a été enseignée et présentée comme une vérité scientifique et beaucoup de chrétiens ont ajouté des thèses évolutionnistes à leur croyance biblique en Dieu comme créateur. Beaucoup de chrétiens reconnaissent le Dieu créateur, tout en croyant qu’Il a employé le processus de l’évolution pour amener toutes choses à l’existence. Cette conception est connue sous le nom : “évolution théiste”. Une grande confusion en a résulté, au point que beaucoup de croyants remettent en question les affirmations claires de la Bible. Les chrétiens ne discernent plus ce qui est la vérité de ce qui ne l’est pas. Nombreux sont ceux qui ne comprennent pas l’importance fondamentale de la question création/évolution.

Comme nous l’avons déjà indiqué, il y a un rapport entre le sujet des origines et les questions qui affectent notre société, telles que le mariage, l’habillement, l’avortement, les déviations sexuelles, l’autorité parentale, etc. Comment pouvons-nous déterminer nos convictions dans ces domaines ? Les chrétiens doivent regarder de très près le raisonnement sur lequel s’appuient leurs croyances.

Pour commencer à comprendre ce sujet, nous devons comprendre l’importance du récit de la création dans le livre de la Genèse. En Jean 5 :46-47, nous lisons ces paroles de Jésus : “Car si vous croyiez Moïse, vous me croiriez aussi, parce qu’il a écrit de moi. Mais si vous ne croyez pas à ses écrits, comment croirez-vous à mes paroles ?” Puis, en Luc 16 :31, Jésus cite Abraham lorsqu’il dit, “S’ils n’écoutent pas Moïse et les prophètes, ils ne se laisseront pas persuader quand même quelqu’un des morts ressusciterait.”

Ces deux textes soulignent l’importance capitale attribuée aux écrits de Moïse, à commencer par la Genèse. En Luc 24 :44, Jésus a parlé de la “Loi de Moïse”, en faisant allusion aux cinq livres de la Loi (le Pentateuque), dont le livre de la Genèse, confirmant que Moïse en est l’auteur. En Actes 28 :23, nous lisons qu’à Rome, Paul annonçait Jésus aux Juifs à partir de Moïse et des prophètes. On mentionne souvent les écrits de Moïse. Mais un de ces cinq livres est évoqué beaucoup plus souvent que les quatre autres. Il s’agit du livre de la Genèse. Et pourtant quel livre de la Bible est plus attaqué, ridiculisé, rejeté, allégorisé ou mystifié que la Genèse, que ce soit dans les milieux chrétiens ou non-chrétiens et même dans beaucoup de facultés bibliques et théologiques ? Pourquoi?

Les fondements sous attaque

Psaume 11 :3 pose la question : “Quand les fondements sont renversés, le juste, que fera-t-il ?”

Il est essentiel de comprendre ici le lien fait par le psalmiste. La société s’appuie sur des fondements moraux. Par un accord réciproque qui a souvent été appelé un “contrat social”, l’homme, dans une société ordonnée et civilisée, fixe des limites à sa propre conduite. Mais lorsque de telles obligations sont répudiées et que la loi s’effondre avec l’ordre qu’elle a établi, quelle option possède l’homme qui recherche la paix ? Le psalmiste contemple une société dont les fondements sont minés et se demande ce que peuvent faire les hommes justes et bons pour empêcher son effondrement imminent.

Certains citent alors les Ecritures, de manière tout à fait correcte, d’ailleurs, en disant que Jésus-Christ est le fondement et qu’Il ne peut pas être détruit. Mais dans le contexte de ce verset, il est plutôt question de la connaissance fondamentale sur laquelle est bâti notre cadre de moralité. La connaissance fondamentale de Jésus-Christ en tant que créateur peut disparaître de la pensée d’un peuple, qu’il se trouve en Australie, en Amérique, en Angleterre ou dans n’importe quelle autre société. La disparition de cette connaissance ne signifie nullement que Jésus-Christ ne soit pas le créateur, ni qu’Il soit détrôné. Mais, pour les nations qui abandonnent cette connaissance de base, tout le tissu social en souffrira.

Si vous détruisez les fondations de n’importe quel édifice, la structure s’effondrera. Si vous voulez détruire un bâtiment, vous êtes sûrs d’y arriver très rapidement si vous minez les fondations.

De même, si quelqu’un veut détruire le christianisme, il faut détruire les fondements établis dans le livre de la Genèse. Est-ce étonnant que Satan attaque davantage la Genèse que tout autre livre de la Bible ?

La doctrine biblique des origines, telle qu’elle est contenue dans le livre de la Genèse, est fondamentale pour toutes les autres doctrines de l’Ecriture. Réfutez ou minez de quelque façon que ce soit la doctrine biblique des origines et tout le reste de la Bible s’en trouvera compromis. Chaque doctrine biblique, quelle qu’elle soit, est basée directement ou indirectement sur le livre de la Genèse.

Par conséquent, si nous n’avons pas une compréhension fiable de ce livre-là, nous ne pourrons jamais atteindre une pleine compréhension de l’essence même du christianisme. Si nous voulons comprendre la signification de n’importe quel sujet, nous devons d’abord en comprendre les origines — les bases.

La Genèse est le seul livre qui fournit un compte rendu de l’origine de toutes les entités de base de la vie et de l’univers : la vie, l’homme, le gouvernement, la culture, les nations, la mort, le peuple choisi, le péché, le régime alimentaire, l’habillement, le système solaire . . . la liste est presque infinie. La signification de toutes ces choses dépend de leur origine. De la même manière, la signification et l’objectif de l’Evangile chrétien dépendent de l’origine du problème pour lequel la mort du Sauveur demeure la solution.

Comment répondriez-vous aux questions suivantes ? Imaginez quelqu’un s’approchant de vous pour dire, “Hé, chrétien, crois-tu au mariage ? Crois-tu que le mariage se limite à la relation entre un homme et une femme pour toute la vie ? Si oui, pourquoi ?” Le chrétien dirait alors qu’il croit au mariage parce qu’il est mentionné quelque part dans la Bible, parce que Paul a dit quelque chose là-dessus, et parce que l’adultère est un péché qui fait l’objet de certaines lois dans la Bible.

Si vous n’êtes pas un chrétien, réfléchissez alors à ces questions : “Etes-vous marié ? Pourquoi ? Pourquoi ne pas vivre simplement avec quelqu’un sans vous donner la peine de vous marier ? Croyez-vous que le mariage est l’union entre un homme et une femme pour la vie ? Pourquoi ne pas avoir six femmes ? Ou six maris ? Que se passerait-il si votre fils rentrait à la maison pour vous dire, ‘Papa, je vais épouser William demain.’ Lui diriez-vous alors, ‘Tu ne peux pas faire cela, mon fils ! Ca ne se fait pas !’ Et si votre fils répondait, ‘Si, si, Papa. Il y a même des églises qui nous marieraient .’” Si vous n’êtes pas un chrétien, que diriez-vous alors à votre fils ? Avez-vous la moindre base, la moindre justification pour insister sur le fait qu’il ne doit pas avoir un style de vie homosexuel ?

Lorsqu’ils essaient d’expliquer pourquoi ils ont (ou n’ont pas) une croyance particulière, beaucoup de gens aujourd’hui ont des opinions plutôt que des raisons. Il est parfois intéressant de regarder les interviews télévisées lors des émissions d’actualités. Je me souviens d’une émission, en Australie, au cours de laquelle étaient interviewés plusieurs participants. Ils devaient exprimer leurs opinions concernant un projet de loi visant à accorder aux couples homosexuels les mêmes prestations que celles accordées aux couples hétérosexuels mariés. Beaucoup d’opinions exprimées sonnaient comme ceci : “Ce n’est pas juste . . . Cela me va à rebrousse-poil . . . C’est mauvais . . . Ce n’est pas normal . . . C’est injuste . . . Cela ne devrait pas exister . . . Ce n’est pas bon.. On ne devrait pas le permettre . . . ” ou, au contraire “Et alors, pourquoi pas ? . . . Les gens ont le droit de vivre comme ils le veulent ! . . . ” etc.

Après avoir donné une conférence sur le créationnisme dans une école publique, un élève m’a dit, “Je veux écrire mes propres règles de vie et décider ce que je veux faire, de moi-même. ”

Je lui répondis, “Tu peux faire cela si tu veux, fiston, mais dans ce cas, pourquoi ne pourrais-je pas te tirer dessus ? ”

Il m’a dit, “Tu ne peux pas faire cela !”

“Pourquoi pas?”

“Parce que ce n’est pas juste”, dit-il.

Je lui répondis : “Pourquoi n’est-ce pas juste? ”

“Parce que c’est injuste ”.

“Pourquoi est-ce injuste? ”

Il me regarda d’un air perplexe et m’a dit, “Parce que ce n’est pas juste !”

Cet élève avait un problème. Sur quelle base pouvait-il décider de ce qui était bon ou mauvais ? Il avait commencé la conversation en indiquant qu’il voulait écrire ses propres règles. Il lui a été répondu que s’il pouvait écrire ses propres règles, je pourrais aussi écrire les miennes. Il était sûrement d’accord avec cela. S’il en était ainsi et que je puisse convaincre assez de personnes que des gens comme lui étaient dangereux, alors, pourquoi ne pourrions-nous pas l’éliminer de la société? Il commença alors à me dire de nouveau : “Ce n’est pas juste. C’est injuste, ce n’est pas juste.” S’il ne s’appuyait sur aucune autorité absolue qui établisse les règles, ce serait alors une bataille entre son opinion et la mienne. Peut-être que celui qui est à la fois le plus fort et le plus malin gagnerait. Il finit par comprendre le raisonnement.

Beaucoup de gens ont l’opinion qu’un style de vie homosexuel est mauvais. Cependant, si ce n’est qu’une opinion, alors tout aussi valable est l’opinion que ce style de vie est acceptable. Ce que nous voulons démontrer, c’est qu’il ne s’agit pas d’une affaire d’opinions. Il s’agit de savoir quel est, de la part de Celui qui nous a créés et à qui nous appartenons, le fondement des principes gouvernant ce domaine de la vie. Que dit Dieu dans Sa Parole concernant cette question ?

Les chrétiens ont une norme pour définir le bien et le mal parce qu’ils croient à un créateur qui exerce le droit de propriété sur toute Sa création. Nous Lui appartenons non seulement parce qu’Il nous a créés, mais aussi, comme le disent les Ecritures, “ . . . .vous ne vous appartenez point à vous-mêmes, car vous avez été rachetés à un grand prix . . . . ” (I Corinthiens 6:19,20). Dieu a tout créé ; Il a l’autorité absolue. Du fait que les êtres humains sont des êtres créés, ils sont sous une obligation totale envers Celui qui exerce une autorité absolue sur eux. Notre Autorité Absolue a le droit d’établir les règles. Il est dans notre meilleur intérêt d’obéir, parce qu’Il est le créateur. Ainsi, ce qui est bien et ce qui est mal n’est pas une affaire d’opinion personnelle mais doit être en accord avec les principes trouvés dans la Parole de Dieu, de Celui qui a autorité sur nous. Tout comme le constructeur d’une voiture fournit un manuel pour le bon entretien du véhicule qu’il a conçu et produit, notre créateur fournit à Sa création toutes les instructions nécessaires pour vivre une vie pleine, libre et abondante. Dieu a fourni Son “livre d’instructions”, non pas dans le but de gâcher notre vie ou de ravir notre joie mais parce qu’Il nous aime et qu’Il sait ce qui est le meilleur pour nous.

Bien des parents chrétiens avouent que leurs enfants se sont rebellés contre l’éthique chrétienne, en demandant pourquoi ils devaient obéir aux règles de leurs parents. Ceci arrive souvent parce que les parents n’ont pas instruit leurs enfants à partir de perspectives fondamentales concernant ce qu’ils doivent ou ne doivent pas faire. Si les enfants perçoivent les règles de la maison comme rien d’autre que l’opinion de leurs parents, pourquoi alors devraient-ils les observer ? C’est tout à fait différent lorsque les enfants apprennent, depuis leur plus tendre enfance, que Dieu est le Créateur et qu’Il a déterminé ce qui est juste et ce qui est faux. Les règles viennent de Dieu et, par conséquent, elles doivent être observées. Il est impossible de construire une structure sans fondement et c’est pourtant ce que beaucoup de parents essaient de faire dans l’éducation de leurs enfants. Les résultats de tels efforts se voient tout autour de nous aujourd’hui — une génération dont un nombre croissant d’individus rejette Dieu et les vérités absolues du christianisme.

Dans une église, un père de famille bien triste est venu vers moi pour dire : “Mes fils se sont rebellés contre le christianisme. Je me souviens lorsqu’ils venaient me voir pour dire, ‘Pourquoi devrions-nous observer tes règles ?’ Je n’avais jamais pensé leur dire que ce n’étaient pas mes règles. Je ne me suis rendu compte que ce matin de quelle manière j’aurais dû leur donner le fondement que Dieu est le créateur et leur expliquer que c’est Lui qui a établi les règles. J’ai la responsabilité devant Lui, comme chef de foyer, de m’assurer que ces règles sont observées. Ils ont vu les doctrines chrétiennes que je leur communiquais comme étant uniquement mes opinions ou celles de l’église. Maintenant, ils ne veulent rien avoir à faire avec l’église. Ils font ce qui est juste à leurs propres yeux — non à ceux de Dieu. ”

Cette situation est typique de la société chrétienne de nos jours et elle est absolument liée à cette question de fondements. Bien des parents ne se rendent pas compte qu’ils n’établissent pas le bon fondement à la maison parce qu’ils ont négligé de mettre en avant le concept du Dieu créateur. Lorsque leurs enfants vont en classe, ils reçoivent une autre fondation : Dieu n’est pas le créateur et nous sommes simplement les produits du hasard. Est-ce étonnant que tant d’enfants se rebellent ? On ne peut bâtir une maison en commençant par le toit. Nous devons commencer par la fondation et bâtir dessus. Hélas, beaucoup de parents ont monté une structure pour la prochaine génération, mais sans préciser cette vérité fondamentale : Jésus-Christ est le créateur.

Un fondement totalement anti-Dieu est donné aux élèves dans la plupart de nos écoles. Ce fondement, bien entendu, ne permettra pas la construction d’un cadre chrétien. Une structure d’un autre type — l’humanisme — est celle qui sera érigée sur ce fondement étranger.

Tant de parents ont témoigné que leurs enfants se sont éloignés du christianisme lorsqu’ils étaient au lycée ou à la faculté. Nombreux sont ceux qui ont totalement rejeté le christianisme. Mais si les parents ont négligé de construire sur un bon fondement, chez eux, il n’est pas étonnant que la structure chrétienne se soit effondrée. J’ai le grand regret de constater que beaucoup d’écoles et de facultés chrétiennes enseignent aussi la théorie de l’évolution. Nous ne devons pas conclure que nos enfants sont hors de danger simplement parce qu’ils sont inscrits à un établissement chrétien. L’école peut affirmer qu’elle enseigne la création mais, à y regarder de plus près, on constate qu’elle enseigne que Dieu s’est servi de l’évolution dans le processus de la création.

Ce problème de structure sans fondement apparaît sous un autre angle. Bien des chrétiens sont contre l’avortement, les déviations sexuelles et d’autres problèmes moraux dans la société et pourtant, ils ne peuvent pas fournir d’arguments concluants justifiant leur position. La plupart des chrétiens ont une notion précise du bien et du mal mais ils n’en comprennent pas la raison. Ce manque de raisons pour notre position est perçu par autrui comme une simple opinion. En effet, pourquoi nos opinions seraient-elles plus valables que celles d’autrui?

Toutes ces questions sont liées à la compréhension du rôle de la Bible. Elle n’est pas simplement un guide pour la vie. Elle constitue la base de tout notre raisonnement. A moins de comprendre ce Livre-là, nous n’aurons pas une bonne compréhension de Dieu, de Sa relation avec l’homme et de ce qui constitue une philosophie chrétienne globale. C’est pour cela que Jésus dit en Jean 5 :47 que nous devons croire aux écrits de Moïse.

Par exemple, pour comprendre pourquoi on aurait tort de vivre comme un homosexuel, on doit comprendre que le fondement du mariage nous vient de la Genèse. C’est ici que nous lisons que Dieu ordonna le mariage et a précisé qu’il serait entre un homme et une femme pour la vie. Dieu créa Adam et Eve, non Adam et Yves ! Une raison importante en faveur du mariage est donnée en Malachie 2 :15 : Dieu a créé l’union entre deux êtres afin qu’ils puissent produire une semence pieuse (donnée par Dieu) ; autrement dit, des enfants qui craignent Dieu. Lorsqu’on comprend qu’il y a des rôles spécifiques ordonnés par Dieu pour l’homme et la femme, on a alors des raisons de combattre toute législation qui affaiblit ou qui détruit la famille.

Un style de vie homosexuel est anti-Dieu et, donc il est mauvais, non parce que c’est notre opinion mais parce que Dieu, l’Autorité Absolue, le dit. (Notez en particulier Lévitique 18 :22 ; Romains 1 :24,26,27 et Genèse 2 :23,24).

Dans notre propre pensée, aussi bien que dans celle de nos églises chrétiennes, nous devons renforcer la vérité que la Bible est la Parole de Dieu et que Dieu a un droit absolu sur nos vies. Nous devons écouter ce qu’Il dit concernant les principes de vie dans chaque domaine de notre existence, peu importe l’opinion des autres. Nos églises sont influencées dans beaucoup de domaines par des arguments basés sur l’homme et orientés par l’opinion. Considérons le sujet de l’avortement.

Je suis allé à des études bibliques où le groupe discutait du sujet de l’avortement. Beaucoup de participants donnaient leur opinion mais sans aucune référence à la Bible. Ils faisaient des commentaires du genre : “si ma fille était violée”, ou “si on savait que le bébé naîtrait déformé” ou encore “s’il n’y avait personne pour s’occuper de l’enfant à naître”, alors peut-être que l’avortement serait acceptable. C’est là où nos églises s’égarent. L’idée que tout le monde peut avoir une opinion sans la fonder sur des principes bibliques s’est infiltrée dans nos églises. C’est une des raisons pour laquelle nous avons tant de mal à mettre de l’ordre dans notre doctrine pour déterminer ce que nous devons croire. Ce n’est pas à l’opinion humaine autonome de déterminer ce qui se développe dans le sein maternel. Dans Sa Parole, Dieu nous donne les principes qui doivent gouverner notre pensée. Les Psaumes 139 et 51, Jérémie 1 et bien d’autres textes des Ecritures montrent clairement qu’au moment même de la conception, on est un être humain. C’est la seule manière de regarder le sujet. Il est temps de nous réveiller. Lorsqu’il s’agit de telles questions, nous devons nous rallier au point de vue de Dieu, et non à celui de l’homme !

Si nous avions moins de scrupules à agir de la sorte, beaucoup de problèmes présents dans les églises aujourd’hui seraient, évidemment, résolus plus facilement. Au synode d’une dénomination protestante, les participants discutaient afin de déterminer si l’église devait, oui ou non, ordonner les femmes comme pasteurs. Un participant s’est levé pour dire, “Nous devons consacrer les femmes au ministère pastoral car elles sont tout aussi intelligentes que les hommes.” Un autre a fait le commentaire : “Nous avons bien des femmes médecins et des femmes avocates donc pourquoi n’aurions-nous pas aussi des femmes pasteurs ?” Un autre disait, “Puisque les femmes sont égales aux hommes, elles devraient pouvoir être pasteurs.” Mais à ce colloque, comme à bien d’autres conventions, personne n’a dit : “Dieu a fait l’homme ; Dieu a fait la femme. Il a donné à chacun son rôle spécifique dans ce monde. La seule manière d’arriver à une bonne conclusion dans ce domaine est de commencer par ce que Dieu dit sur les rôles respectifs de la femme et de l’homme”. Le problème est que chacun veut faire valoir son opinion personnelle sans tenir compte de celle de Dieu.

Lors d’une réunion, une femme, sur un ton irrité, a réagi à ce que je disais concernant les rôles de l’homme et de la femme. Elle a dit qu’elle n’a pas le devoir d’être soumise à son mari avant que celui-ci ne soit parfait comme Christ. Je lui demandais alors où se trouvait cette idée dans la Bible. Elle disait qu’il était évident que la Bible enseignait cela, et donc elle n’avait pas besoin d’être soumise à son mari. Je lui ai répété la question, lui demandant de me montrer une affirmation claire ou un principe pouvant conduire à cette idée dans la Bible. Elle ne pouvait pas m’en montrer un seul, mais maintenait qu’elle avait raison. Pour toute l’assistance, il était évident qu’elle tenait à son opinion, peu importe l’enseignement des Ecritures. Elle ne voulait pas être soumise à son mari et elle ne voulait pas obéir aux Ecritures.

Un autre endroit où l’on peut entendre les opinions humaines s’exprimer de toutes les manières possibles est aux assemblées générales d’Eglises. J’ai assisté à des réunions où il s’agissait d’élire un diacre. Quelqu’un proposait un certain homme pour être diacre car il était un homme bon. Lorsqu’un autre suggérait qu’on devrait se conformer aux qualifications bibliques pour être diacre, d’autres encore exprimaient leur désaccord, disant qu’on ne pouvait éliminer un homme du diaconat simplement parce qu’il n’en remplissait pas les qualifications scripturaires. En d’autres termes, selon certains membres, les opinions humaines se situaient au-dessus des enseignements de la Bible.

Il y a bien des domaines dans lesquels nous voyons cette philosophie “infecter” notre société chrétienne. Le chef d’un établissement scolaire chrétien me disait qu’un certain nombre de parents désapprouvent sa discipline stricte, laquelle est pourtant basée sur les principes bibliques. Leur opposition s’exprime souvent par une comparaison avec d’autres écoles ; ils affirment que leurs enfants ne sont pas aussi mauvais que d’autres enfants de l’établissement scolaire. Au lieu de comparer leurs normes à celles de la Parole de Dieu, ils les comparaient à celles d’autrui. Certains parents insistaient sur le fait que d’autres élèves avaient fait les mêmes choses que les leurs sans avoir été pris en flagrant délit. Par conséquent, leurs enfants ne devraient pas non plus être punis. Le principal leur a expliqué que si leur principe était appliqué dans la société, il y aurait des problèmes énormes. L’agent de police devrait-il s’abstenir de verbaliser un conducteur en état d’ivresse simplement parce que d’autres conducteurs dans le même état n’ont pas été pris en flagrant délit ? Ces parents étaient hostiles aux règles appliquées par le principal de l’école — une norme basée sur l’autorité de la Parole de Dieu.

Paul dit : “Ainsi donc, frères, demeurez fermes, et retenez les instructions que vous avez reçues” (II Thess. 2 :15). Demeurons-nous fermes, ou chancelons-nous ? Notre société exprime, avec une férocité croissante, son rejet de Dieu et de Ses principes absolus. De nos jours, seules importent les opinions humaines.

Aujourd’hui, beaucoup de conflits dans l’église sont causés par les gens qui luttent pour imposer leurs propres opinions. Il ne s’agit pas de nos opinions, des vôtres ou des miennes. L’essentiel est ce que Dieu dit sur le sujet. Notre pensée doit se baser sur les principes de Sa Parole. Ces derniers doivent déterminer nos actes. Par conséquent, nous devons croire que le récit de la Genèse est fondamental à toute la philosophie chrétienne. L’une des difficultés majeures dans nos églises est celle-ci : beaucoup de gens n’ont pas confiance dans le récit de la Genèse. Par conséquent, ils ne savent pas à quelle autre partie de la Bible ils peuvent se fier. Ils traitent la Bible comme un livre intéressant contenant des vérités religieuses plus ou moins vagues. Cette vue est en train de détruire l’Eglise et notre société. Il est temps que les conducteurs spirituels s’en rendent compte ! Ne pas interpréter littéralement les onze premiers chapitres de la Genèse, c’est faire violence au reste des Ecritures.

Le Professeur James Barr, un érudit en hébreu et Professeur d’Interprétation des Saintes Ecritures à l’Université d’Oxford, m’a écrit ce qui suit dans une lettre personnelle, datée du 23 avril 1984 : “Autant que je sache, il n’y a aucun professeur d’hébreu ou d’Ancien Testament dans une université de renommée mondiale qui nierait que l’écrivain (ou les écrivains) de Genèse 1-11 avait bien l’intention de communiquer à ses lecteurs que : (a) la création a eu lieu pendant une série de six jours de 24 heures, tels que nous les connaissons maintenant ; (b) les chiffres contenus dans les généalogies de la Genèse fournissent, par addition, une chronologie depuis le début du monde à des époques ultérieures de l’histoire biblique ; et (c) le Déluge de Noé doit être compris comme étant universel et détruisant toute vie humaine et animale terrestre, à part celles qui étaient dans l’Arche.”

Veuillez noter que beaucoup, sinon la plupart de ces érudits “de renommée mondiale”, ne croient ni en la Bible ni au christianisme. Donc, ils n’ont aucune raison de “tordre” les Ecritures dans le but de les faire concorder avec la théorie de l’évolution. Ces érudits ne font qu’exprimer leur opinion sur la signification évidente du texte. Niez-le si vous le voulez mais il est impossible de faire dire à ce texte autre chose que ce qu’il dit clairement et de prime abord. Il y a bien ceux qui disent que le texte de la Genèse n’enseigne pas ce qu’il semble dire mais autre chose. Toutefois, ils ne fondent pas leur affirmation sur l’érudition littéraire ou linguistique mais sur un compromis dû à la pression exercée par la pensée évolutionniste.

L’évolution : Le Mensonge

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